Les accidents musculaires du footballeur

Les accidents musculaires sont les accidents les plus fréquents dans le monde des blessure du football.   De quelques jours (pour une élongation) à quelques mois (pour déchirure ou une rupture), il est important de bien soigner son muscle pour éviter toutes récidives…
Plus précisément, “la déchirure musculaire aussi appelée claquage correspond à l’élongation traumatique d’un muscle et la destruction d’une ou plusieurs fibres musculaires”.
Les accidents musculaires au foot peuvent être produits par 2 mécanismes différents :
•    Direct (dit intrinsèque) : Suite à un choc direct sur le muscle. Par exemple lors d’un contact un peu violent entre deux joueurs  (la fameuse béquille)
•    Indirect (dit extrinsèque) : Suite à un shoot raté, une impulsion trop puissante, une mauvaise réception de saut, un changement brutal de direction…


Prévention des accidents musculaires du footballeur

Les cas fréquents de claquage ont lieu lorsque l’échauffement n’a pas été bien effectué. Le muscle étant encore trop “froid” pour la pratique du foot…
Les déchirures musculaires peuvent survenir même chez les sportifs les plus avertis, néanmoins, on peut prévenir la survenue de ces accidents :
•    Les muscles et les tendons doivent être entraînés tout au long de l’année
•    La préparation physique doit être progressive
•    Bien considérer la phase d’échauffement : un muscle froid est plus fragile.
•    Les étirements : assouplir un muscle, c’est améliorer sa qualité élastique et ainsi lutter contre les blessures.
•    Le relâchement : dans tous les gestes sportifs, un plus grand relâchement induit une diminution du risque de blessure.
•    Le respect et l’écoute de son corps : savoir s’arrêter quand on est trop fatigué, ou quand les crampes commencent à se ressentir.
•    Respecter les temps de récupération et boire beaucoup d’eau


Diagnostique

La déchirure se caractérise par une douleur vive comme un véritable “coup de poignard”, soudaine et violente, le muscle ne pouvant plus bouger. Elle est accompagnée de l’apparition d’un hématome.
Au foot, les 4 principaux muscles concernés par les déchirures musculaires sont :
•    Le quadriceps (devant de la cuisse)
•    Les ischio-jambiers (en arrière de la cuisse)
•    Les adducteurs (en dedans de la cuisse)
•    Le jumeau interne (au niveau du mollet)

Les accidents musculaires sont classés selon 4 stades de gravité :
•    L’élongation correspond à des micros déchirures au sein du faisceau musculaire.
•    La Déchirure correspond à une déchirure partielle du muscle, cette déchirure est également appelée “Claquage”.
•    La Rupture Complète correspond à une rupture complète du muscle.
•    La Désinsertion Musculaire : le muscle est arraché de son insertion osseuse.
La déchirure peut être mise en évidence par une échographie et ou une IRM pour les cas les plus graves. Il est impératif de consulter un spécialiste pour établir le diagnostic.
Traitements des accidents musculaires du footballeur
D’une manière générale, lorsqu’il s’agît d’un problème musculaire, il est conseillé directement après l’accident :
•    Arrêt immédiat de l’activité
•    Glaçage sur la région traumatisée
•    Bandage compressif
•    Élévation de la jambe
Ne surtout pas masser, ceci pourrait aggraver l’hémorragie.
Si la douleur est vive, il faut impérativement aller consulter un spécialiste, afin qu’il puisse établir le diagnostique exact et ainsi déterminer l’importance et l’emplacement exact de la lésion. Il pourra donc avec plus de précision mettre en place le traitement adéquate pour soigner la déchirure, rupture (Ultrasons, electro-stimulation, massages transverses profonds…)La rupture des ligaments croisés est également une blessure courante chez les footballeurs.

Les muscles des membres inférieurs

 

1) La Contracture
Le muscle ne retrouve pas sa longueur initiale après un exercice, d'où douleur. C'est la conséquence d'une activité anormale ou exagérée du muscle. Il n'y a pas de lésion. Elle n'arrive pas pendant l'entraînement (mais une heure ou deux après ou le lendemain matin). 
Thérapie : chaleur, massage et repos.

2) La Crampe
Elle intervient pendant l'effort. Son origine est métabolique et due à l'accumulation de déchets au niveau du muscle insuffisamment irrigué. 
Thérapie : Mise en extension forcée du mollet. S'il s'agit d'un autre muscle et en dehors d'une musculation spécifique, ce n'est pas une crampe, donc : ne pas manipuler.

3) L'Elongation
Elle intervient au cours de l'exercice. Généralement ce n'est pas une douleur très importante. Impression d'étirement du muscle qui n'implique pas l'arrêt de l'effort mais simplement sa limitation. Il n'y a pas de gros dégâts anatomiques. C'est l'inverse de la contracture, le muscle a été au delà de ses possibilités d'étirement.
Thérapie : Repos, pas de massage; plutôt de la glace, et faire, si possible, de la physiothérapie. La guérison intervient entre 4 et 7 jours.

4) Le Claquage
C'est la lésion d'un certain nombre de fibres musculaires. Il y a dégâts anatomiques. Classiquement son apparition est brutale et on la ressent en plein effort. Elle contraint à une interruption immédiate de l'activité. Le diagnostic est souvent évident, l'individu étant coupé en plein effort. Il arrive néanmoins que le claquage intervienne en deux temps : c'est le cas de l'athlète continuant son effort sur une élongation préalable ce qui va entraîner un claquage. D'où l'obligation de se reposer dès l'apparition de la moindre gêne musculaire en cours d'exercice. C'est un signal d'alarme qu'il est indispensable de respecter. Toute douleur qui persiste huit jours après sa survenue, signifie que l'on avait affaire à un claquage. 
Le claquage touche le plus souvent les ischio-jambiers mais peut survenir sur n'importe quel muscle, notamment le quadriceps crural et les jumeaux. 
Déchirure 
Le muscle peut parfois se rompre totalement, c'est la déchirure musculaire qui est un accident très grave devant parfois être opéré. Le claquage est du à un dépassement des possibilités physiologiques du muscle. Dépassement souvent causé par un geste incorrect en particulier dans son amplitude.(exemple : le sprinter qui va "tracter" et être en lordose lombaire ; ce qui implique une charge de travail trop importante incombant aux ischios). 
Thérapie : Appliquer de la glace ou du froid immédiatement. Eviter surtout toute manipulation et faire un examen très sérieux par un médecin sportif.

POUR SOIGNER, LE FROID
Appliquer du froid sur une blessure ou un traumatisme est presque un réflexe dans les milieux sportifs. 
Au-delà du soulagement et de l’effet parfois « magique » de l’éponge glacée, quels sont , aujourd’hui , les mécanismes, les limites et les perspectives de la cryothérapie ?


Les effets positifs du froid

Le froid est efficace en phase aiguë d’une blessure, il favorise une diminution de l’hémorragie et de l’œdème suite à un traumatisme. L’application de glace provoque une vasoconstriction des vaisseaux sanguins, le métabolisme cellulaire est ralenti et l’on observe une baisse de la production de déchets métaboliques et autres toxines. Le froid protège les tissus des effets produits par la réaction inflammatoire. Enfin l’abaissement de la température provoque localement une sorte d’anesthésie qui explique le soulagement ressenti lors du glaçage de la partie endolorie. 
Par contre, le froid n’est pas recommandé lors d’inflammations chroniques.

 
  
 

Les parrains
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